Valentina Salonna

Femme entrepreneur, professeur de yoga, yogathérapeute et Mère Lunaire, chercheuse en Sciences de la Vie à l'Université de Lausanne ...

 

ValentinaJ’ai une histoire merveilleuse à vous raconter : ma vie ;-)

Je suis née en l'an 1982 à midi sous le signe du lion, un 18 août, dans un petit village du sud de l’Italie. Comme nous tous, je suis née avec la flamme de l’amour divin. Comme chacun d'entre nous, je suis née sans conditionnements ni préjugés. Pure et complète ! Regardez cette jolie photo, quelle innocence ! Quelle ouverture à l’explosion de la vie ! Quelle beauté, n’est-ce pas?!

Mais comme tout le monde aussi, en grandissant, j’ai commencé à être conditionnée par mes parents, par leurs joies et leurs peurs, par leur propre histoire. Les voici, ma mère Isabella, et mon père Gero. Deux personnages assez austères, avec un fort tempérament, typique des Latins. Ils se sont rencontrés dans le même village où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence, San Michele Salentino, dans les Pouilles. Ils avaient en commun l’ardeur et la passion de la jeunesse des années 1968-70 et ensemble désiraient fonder une famille sur la base de leur nature hippies.

 

 

Valenti scan 2

ceinture rose et ceinture noire 510x800J'ai été initiée aux textes sacrés orientaux et occidentaux de manière assez précoce : en guise d' « histoires du soir » narrées par mon père, j'avais droit aux batailles de la Bhagavad Gita, aux compréhensions de Patanjali, aux miracles de Jésus et à la sagesse d’Abraham... Cela ne m'a pas empêché de grandir avec la croyance que « je n’étais pas assez bien » pour mériter le « royaume des cieux » … Plus j’entendais ces contes, plus je sentais que « jamais je ne serai assez bien pour être heureuse »...

Malgré mon initiation au yoga déjà dans le ventre de ma mère avec le yoga prénatal, j’ai été confronté très jeune au sentiment de séparation que nous avons tous vécu. Une période effacée de notre mémoire vive. Un sentiment de séparation avec l’Unité divine.

La vie s'écoulait aux côtés d’un papa très généreux et spontané, à la fois hippy, gourou et yogi mais aussi macho pure souche, à l’italienne. Aux côtés d’une maman artiste, très intelligente, universitaire et cultivée, avec des mains d’alchimiste, et pourtant tenue par une grande rage contre elle-même et le monde entier. Les deux m’ont élevée comme un enfant-roi, souvent au détriment de mon petit-frère Alessandro, sous une montagne de principes et un idéal de perfection que j’ai accepté et fait mien. V et Gero sur mur vertical 577x800J’ai été l’enfant modèle, obéissante et respectueuse de la hiérarchie familiale.

La famille parfaite, comme les parents parfaits n'existant pas, les miens ont parfois oublié de montrer l’exemple.

Quand je montrais mes émotions, ils me disaient que j’étais faible et qu'il fallait que j'apprenne à me protéger. Alors qu'ils ne cessaient de s'écharpiller à longueur de journée sous nos yeux, nous, leurs enfants... Pas drôle !!! quel paradoxe que d'entendre parler de Dieu, d'entendre qu'il nous fallait pratiquer le yoga pour sentir Dieu en nous et de vivre dans une telle discorde familliale.

 

Jeune, j’ai intégré la première "noble vérité" du Bouddha, dukkha. Qui signifie "il y a souffrance". Dommage que cette vérité se soit gravée dans mon programme de base (Monsieur Mon Cerveau, Vale3 Vale5

 imagerie scientifique Dr. Alessandra Griffa, CHUV-Lausanne 2014). ... Quel mensonge n'ai-je nourri pendant 30 ans !

Heureusement, comme nous tous, je suis née avec en moi, la flamme de la vie, la flamme de l’univers, la flamme divine (libre à chacun d'en choisir le nom). Cette flamme réclamait régulièrement d’exprimer sa vérité. La vérité que toute la souffrance que m'amenait les problèmes de mes parents n'était que pure illusion. L'illusion de la séparation d'avec le Tout. Dieu vit à travers moi, comme il vit à travers nous tous. La vérité de la flamme, brûlait de me dire qu'à un moment donné, j’avais accepté de jouer le rôle de la victime. Quelle folie!

Heureusement le yoga, le pranayama, le jeûne, les kriya (pratiques de purification), la méditation, les chants sacrés, la prière ont fait partie intégrante de mon développement. De plus je voulais être « une bonne chrétienne », acceptée par ma communauté. En allant à la messe régulièrement, je cherchais à comprendre ce monde qui traitait mon père d’hérétique simplement parce qu'il enseignait le yoga (ce qu'il fait encore aujourd’hui à 72 ans, bravo papa ! Je suis fière de toi !).

J'ai grandi avec l’envie de fuir mes origines et comme beaucoup d'entre nous, j'ai pris rendez-vous avec mon bonheur pour une date future. Je l'ai imaginé le jour de mon départ du village … Mon village que je n'ai eu de cesse de critiquer et de renier et auquel je demande humblement pardon.

A 18 ans, enfin, je m'envolai pour Pérouse, loin de la maison familiale, quelle bouffée d'oxigène pour moi! J'y ai étudié les sciences politiques internationales. La vie continuait à réclamer son dûe: la splendeur de la vérité. Comme je ne comprennais que le langage de la souffrance, elle m'a envoyé un garçon de Calabre empli de toute la noblesse du macho italien. La vie m'a regardé droit dans les yeux et m'a mis face à moi-même pour que je vois à quel point j'étais conditionnée par ma culture originelle et à quel point je me manquais de respect.

C'est également à cette période qu'une rebellion profonde contre le système politico-social italien s'est manifestée. Au fur et à mesure de mes lectures et de mon apprentissage, je découvrais un monde qui ne correspondait ni aux valeurs ni aux idéaux hippis de sincérité et d'honnêteté que m’avaient transmis mes parents. La souffrance et la déception étaient si profondes qu'une fois mes études terminées, je décidai de quitter définitivement ma patrie pour me réfugier dans un pays de cocagne au milieu des montagnes: la Suisse.

 

Avec Jean Lechim

En 2005 à mon arrivée, ma première recherche fût celle d'un professeur de Yoga. Je le trouvis en la personne de Jean Lechim (photo ci-contre), la référence yogique lausannoise. Une phrase prononcée lors du cours d’essai m'ouvrit à un nouveau monde. Il disait : « Si ce n’est pas joyeux, ce n’est pas du Yoga !». Cela me fit comprendre que j’allais faire un long chemin avec cette personne qui incarnait et incarne toujours le fruit de la Sadhana yogique (la pratique dévouée).

Au début de ma vie en Suisse, j'ai travaillé pendant cinq ans dans le secteur de la coopération internationale, notamment pour l'ONU à Genève (Agence OIM). Je continuais à travailler sur moi-même, mais il était difficile d'identifier les signaux que la vie m'envoyait. Elle m’a fortement rappelée à l’ordre avec un problème de dos. Impossible de m'en débarrasser, ni par la pratique corporelle, ni par la médecine traditionnelle. Je décrétai une pause avec le yoga. Le but était de comprendre à quel point j’étais droguée par cette discipline, à quel point finalement je n’étais toujours pas moi-même. Surtout, j’avais besoin de séparer le yoga de mon héritage parental, spécialement de mon père... A cette époque, ma décision était de reprendre le yoga le jour où je pourrais répondre aux questions: « Le Yoga et Moi, quel rapport y a-t-il ? Est-ce que j’ai vraiment besoin du Yoga pour vivre ? ».

La pause a duré deux ans. Mon dos était d'ores et déjà guéri grâce à la méthode du Système du Corps-Miroir de Martin Brofman (paix à son âme) et par un profond travail de développement personnel basé sur la corrélation entre le corps et l'esprit et sur les causes des maladies. Aussi, la présence chaleureuse de Patrick dans ma vie - mon tendre amoureux de l'époque - avait adouci mon regard sur le monde et les relations familiales. 

Après avoir pris la décision de changer mon orientation professionnelle et de quitter le monde des organisations internationales auxquelles j’ai dédié presque cinq ans de mon activité professionnelle, ce fut autours de mes 27 ans que je pris conscience que le yoga et moi étions liés. Je pris donc la décision de poursuivre la route que mes parents m’avaient indiquée depuis toute petite.

Je m’étais en fait rendue compte que, pendant ma pause, la seule chose que j’avais véritablement mis en stand-by était la pratique des Asana (les postures). Tout le reste, c'est-à-dire mes actes quotidiens, mes choix et mes valeurs voulaient inconsciemment rester ancrées dans le yoga. Je me suis dit qu’il aurait été dommage de se priver de la partie la plus cool, celle qui pour moi avait toujours été associée au jeu :-)

 

Valentina 12Le moment de faire l'expérience du Yoga pour et par moi-même était arrivé. Alléluia !

Je commençai à être régulièrement invitée à guider des scéances chez des amis. Les gens me demandaient de plus en plus où j'enseignais. Le moment était donc arrivé de structurer mon savoir et de faire reconnaître officiellement mon parcours yogique. Il était temps pour moi de me confronter à d’autres enseignants de yoga. Je me suis inscrite à l’Ecole Supérieure de Yoga (E.S.Y.) de Lausanne. J'y ai rencontré la merveilleuse Anoula Sifonios (photo ci-contre), une inspiration spirituelle et amie de cœur. Anoula est aujourd'hui à la tête de l'école Yoga 7 à Genève.

Faire le métier de mon père fut, dans les premiers temps, difficile à accepter et parfois je m'en voulais même de trouver cette expérience si enrichissante, tellement en phase avec mon âme et si riche en joies et en satisfactions que j'ai mis trois ans avant de me présenter virtuellement par la publication de cette fenêtre sur le monde que vous consultez. Aujourd'hui je vie pleinement ma passion qui est l'enseignement du Yoga selon ma vision et mes convictions : Yoga signifie UN et représente l'Union, l'Unité. L'être humain pour faire l'expérience de sa complétude doit pouvoir se reconsilier avec sa corporalité. Notamment, la Femme pour être complète ne fait q'un avec son corps, son esprrit, sa sexualité et son cycle.  

Il m'a fallu 32 ans pour me rendre compte, et ceci en partie grâce à la rencontre de l'homme qui occupe mon coeur et ma vie, que j'avais oublié cette petite fille si pure d'âme et de coeur. Il m'a fallu 32 ans pour me retrouver et me réjouir des cadeaux de la vie.

Ivan, merci, je te suis à jamais reconnaissante de m'aimer et de m'avoir accompagnée pour l'accouchement de mon enfant intérieur.

Merci à la vie de m'avoir donné l'envie de partir sur le chemin du pardon et de l'acceptation de mon moi, telle que je suis ici et maintenant.

L'enfant intérieur

Aujourd'hui, je répond en conscience à l'invitation divine de revenir à la vérité. J'intègre petit à petit que je suis comme une vague dans l'océan de l'amour. Dieu est cet océan d'amour et je porte donc l'essence de Dieu. Ceci au même titre que toutes les vagues du monde.  

Aujourd'hui, je reconnais et je ressens profondément la flamme de la vie briller en moi et à travers moi. Cette flamme alimente ma volonté, ma conscience et me permet l'amour et le pardon. J'ai conscience de ma vie et de sa valeur.

 

 

J’en suis là, en paix avec mon histoire.

Je me réjouis de continuer, avec vous, ce chemin merveilleux et passionnant de la voie spirituelle. C'est avec le plus grand plaisir que je partage avec vous ma vision et mon expérience du yoga.

Je me réjouis des rencontres exceptionnelles et transformatrices que me procure la pratique collective ou personnalisée au sein de mon cabinet.

J'en suis là, avec honneur. J'enseigne aux femmes la magie et lesmystères de leur cycle menstruel, la puissance du Féminin sacré et de l'impact qu'a la Lune sur leur vie par l'apprentissage de la symptothermie moderne.

De plus, je poursuis un projet scientifique dont l'inspiration m'est venue à Pâcques 2012 et qui consiste en une thèse de doctorat en Sciences de la Vie dont l'intitulé est l'analyse socio-anthropologique de la yogathérapie dans la culture médicale occidentale.

J’en suis, à vous remercier pour votre amour et votre compassion, pour votre respect et votre compréhension.

Je suis là, sur le chemin du retour à soi.